Lecture du documentaire: "Home"

Publié le par fibra

Homo sapiens (« homme savant ») nous a appris qui sommes nous et d’où nous étions venus . Et, nous soulignons depuis la définition de notre ancêtre primitif que l’importance de la théorie de l’évolution signifie que notre existence et notre devenir ne sont pas préétablis.

Depuis les nuits du temps le vide n’existe pas. Avant l’ existence de l’espace et du temps , il a fallu des milliard et des milliard d’années pour que l’énergie jaillisse en transformant le « néant » en l’« être » . A priori , ce n’est pas le volume qui existait , mais la masse. C’est l’énergie que contiennent les incalculables micro objets/ poussière , qui a engendré l’explosion/ source de l’univers, de multivers.

L’Homme n’a pas apparu avant les conditions nécessaires à sa survie. La nature lui a préparé et offert toutes les conditions nécessaires pour qu’il puisse exister et perpétuer son existence.

La nature n’a pas besoin de l’Homme pour être. Il n’est pas son maître ni son centre ni son point de gravité. Il en fait partie, c’est tout. L’Homme n’est qu’une composante de tout un système universel de vie. Et, ce n’est pas la nature qui doit respecter les lois humaines , au contraire c’est lui qui doit impérativement respecter les lois de la nature. Mais, en parcourant l’histoire de l’humanité, en fouillant ses pages, il est légitime de poser cette question : le rapport ou la relation qui relie l’Homme à la nature change –t- il de nature à travers les époques de son processus d’évolution ? L’exploitation sauvage de la nature, son pillage et sa destruction dont résulte le déséquilibre sont-ils inhérents à la nature humaine ? Ou bien cela dépend d’autres facteurs hors de nature qui sont construits par l’Homme lui-même ? En d’autres termes, est-ce que la culture de l’Homme – ses représentations de monde, sa philosophie- est responsable de ce devenir de la nature ?

Mais, peut-on accuser l’Homme (en général) et la culture(en général) d’avoir détruit la nature et tous les écosystèmes ?

Dans l’antiquité, l’Homme primitif n’a pas établi des relations pareilles aux nôtres avec la nature. Avant, c’était l’harmonie. Aucun élément étranger à la nature n’était là. Tout était bien. Et, l’Homme respectait les lois objectives de la nature … Ce paradis terrestre a pris le début de sa chute vers la fin depuis l’apparition de la technique industrielle. Ce n’est pas loin de maintenant. Les crimes capitalistes commis envers la nature datent de l’émergence du système capitaliste. Nous voici face à une réalité claire et nette : Ce n’est pas l’Homme qui est responsable de la destruction de la nature, mais un certain homme.

Pour être bien précis, je dirai que le responsable est un système , un mode de production conçu et concrétisé par des hommes dans des sociétés concrètes. Donc, c’est la nature de la tendance générale du capitalisme qui a engagé l’humanité dans une voie qui mène à sa fin.

Une autre question ; Est-ce que la science comme fruit de l’expérience humaine réfléchie sur terre est condamnée ou prédéterminée à priori à être comme elle est, une science des guerres et de destruction ? Est-ce que la destruction de la nature est un destin inéluctable ? Ou bien, son orientation idéologique qui est mise en question ? A quoi bon sert une civilisation dont l’essence porte les germes nuisibles à l’être ? Pourquoi c’est le système capitaliste qui a bouleversé l’équilibre de la nature et menace la biodiversité ? Car, c’est un système centré sur le marché non pas sur l’humain et son environnement.

Ce qui compte dans la capitalisme c’est le profit. Et, celui-ci ne peut être réalisé sauf si on exploite la force du travail et on véhicule tous les moyens pour accumuler les capitaux et les richesses.

Le point faible structurel du capitalisme est la contradiction et le désordre qui porte en lui. D’une part, le caractère social de la production et de l’autre part le caractère privé des moyens de production.

On ne produit pas pour réaliser le bien-être de l’Homme, mais pour que ceux qui détiennent les moyens de production et le pouvoir aient accès à une vie dépassant le seuil du nécessaire pour atteindre le stade de consommation irrationnelle.

On ne produit pas selon les besoins des sociétés, mais pour créer des marchés. C’est pourquoi on parle chaque fois du surplus, de l’inflation, de la crise financière, etc.

Le documentaire « Home » transmet un message clair et légitime que l’on peut résumer de cette façon : La terre avant l’apparition de l’Homme était en équilibre, en harmonie. L’animal avant et après l’Homme ne participait pas à la sale tâche de la destruction. C’est la venue de l’Homme qui a tout bouleversé. Mais, il est très important de souligner que le responsable de la destruction n’est pas l’Homme en général, mais un homme particulier, un mode de production précis : le capitalisme. C’est la source de tous nos maux.

La destruction s’accroît en rapport avec les stades du capitalisme, du commercial (mercantilisme) au financier (banque) en passant par l’industriel (l’entreprise). Le plus grave et déterminant de ces stades est l’industriel. C’est à ce stade, d’ores et déjà que la pollution a débuté, les villages s’est transformés en des villes étant des lieux de concentration et de centralisation de la technique. Depuis ce stade que la technique pousse en arrière plan la nature, que la terre perd ses forêts, ses plantes, ses plaines, ses montagnes, ses rivières et ses mers. Depuis ce stade que le ciel a changé de couleur, que des espèces disparaissent…

Le pétrole a changé irréversiblement l’aspect du monde.

En guise de conclusion,

ce n’est pas l’Homme qui doit être un consommateur raisonnable , mais le système capitaliste qui doit être détruit . Mais comment ? C’est quoi l’alternative ?

Et, ce n’est pas la consommation qui pose de problèmes, mais la nature de mode de production et toute sa philosophie, la pensée libérale.

Encore une autre question : Peut-on humaniser le capitalisme et le rendre un système qui respecte les lois de la nature et accepte vivre en harmonie avec tous les cohabitants et les coexistants ?

Je vois que cette tâche est impossible et toute tentative de réformer ce système aboutira à l’échec.

Reste à savoir comment vaincre un système armé de toutes sortes de moyens de destruction ? Comment conçoit-on la révolution et avec quel projet de société ?

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